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vendredi 25 janvier 2019

Une vie pour le cinéma

Il n'y a de grandes œuvres d'art qu'à l'ombre d'un grand rêve  ». Jean-Jacques Annaud avait fixé le sien dès l'âge de neuf ans, quand, un peu crânement, il annonçait à sa mère  qu'il  serait cinéaste ou rien.   Aujourd'hui, l'objectif est atteint et certains des films de cet enfant déterminé comme La guerre du feu, L'ours, Le nom de la rose, L'amant, Sept ans au Tibet, Stalingrad, Le dernier loup, ont fait rêver des millions de spectateurs dans le monde. Une vie de cinéma revient, à la première personne, sur ce parcours étonnant.
On y découvre un gamin rêveur issu d'un milieu modeste, un bourreau de travail,  un homme d'audace et de passion qui, quels que soient les événements, heureux ou non, ne s'est   jamais perdu de vue. Technicien hors pair, toujours à l'affût de nouvelles technologies, après ses études de cinéma (école de Vaugirard puis l'IDHEC, l'ancienne Femis) et une licence de lettres, Jean-Jacques Annaud a fait ses premières armes dans la publicité dont il deviendra une des stars avec quelque cinq cents spots à son actif. Mais, en chemin, il n'oubliait pas son ambition, le long-métrage, le «  grand cinéma  ».  Ce sera, en 1976,   La victoire en chantant, un premier film qui lui vaut l'oscar de meilleur film étranger. Dès lors, tous les projets ou presque de ce voyageur infatigable le conduiront aux quatre coins du monde, en Côte d'Ivoire, au Canada, en Argentine, en Allemagne, en Espagne, au Kenya, en Italie, en Écosse,  au Vietnam, en Tunisie, au Qatar, en Mongolie. Seul compte le sujet, qu'il aime universel. Résultat  : il est sans conteste le plus international des réalisateurs français et l'un des plus célèbres. Jean-Jacques Annaud est aussi un remarquable directeur d'acteurs qui a su capter le talent des plus grands, de Patrick Dewaere à Sean Connery, de Ed Harris à Jude Law,   de José Garcia à  Brad Pitt, de Rachel Weisz à Patrick Dempsey. Il a aussi révélé nombre de jeunes comédiens inconnus comme Ron Perlman qu'il emploiera trois fois. Enfin ce livre plein d'anecdotes dévoile les secrets, les exigences et les folies de la fabrique du cinéma  : en se racontant, Jean-Jacques Annaud écrit un chapitre de l'histoire du cinéma mondial.

dimanche 2 décembre 2018

Le Monde selon Guitry

Prolifique et brillant dramaturge, écrivain, scénariste et cinéaste, Sacha Guitry a dominé son temps par ses dialogues et ses célèbres aphorismes. Son oeuvre reste un bréviaire pour qui veut briller dans les dîners ou clore un discours par un mot d’esprit ! De sa plume au scalpel, Guitry gratte la psychologie, le couple ou la vie en société pour en tirer bons mots ou sagesses cruelles. Car le monde de Sacha Guitry, c’est un passé glorieux, un certain art de vivre mais c’est avant tout l’homme... et surtout la femme ! Les qualités, les vices, les charmes, les horreurs, l’intangible comme l’éphémère, l’éternel féminin ou le mortel masculin, la morale comme l’instinct : tout passe sur le divan du docteur Guitry – un divan convertible en lit, bien sûr. Homme de plume et amoureux du théâtre, Christophe Barbier nous emmène pour un savoureux voyage dans l’univers de celui qui semble avoir dédié sa vie à l’esprit français. « 21 février 1945 : j’ai cinquante-dix ans. » « J’ai déchiré le testament que je venais d’écrire. Il faisait tant d’heureux que j’en serais arrivé à me tuer pour ne pas trop les faire attendre. » « Je conviendrais bien volontiers que les femmes nous sont supérieures, si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales.» (éd.Tallandier)

lundi 26 novembre 2018

Charly Mottet à Font-Romeu

Je ne me souviens plus précisément de la date à laquelle cette photo a été prise. Je me rappelle seulement qu'elle a été prise à Font-Romeo. Était-ce à l'occasion d'un stage de l'équpe RMO ? Ou lors du Grand Prix Cycliste Midi Libre 1989 dont notre champion s'était adjugé le prologue, avant de terminer quatrième au général ? Je sais aussi qu'il était très abordable et sympathique avec les journalistes. Mes proches m'ont toujours dit que l'admiration se lisait dans mes yeu "comme si tu le couvais du regard ".