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dimanche 3 février 2019

Mon maillot jaune

Oui, j'ai eu la fierté de porter sinon le maillot jaune du moins un maillot jaune. Celui aisément reconnaissable de la période Indurain. Je chevauchais alors un vélo de marque Gitane et écumais, sous une tunique moins voyante, les roues de la région, voire au-delà (Portet d'Aspet, Tourmalet, Val Thorens, etc).
La photo a été prise en compagnie de mon premier petit-fils, Abel, âgé aujourd'hui de 23 ans.

lundi 26 novembre 2018

Charly Mottet à Font-Romeu

Je ne me souviens plus précisément de la date à laquelle cette photo a été prise. Je me rappelle seulement qu'elle a été prise à Font-Romeo. Était-ce à l'occasion d'un stage de l'équpe RMO ? Ou lors du Grand Prix Cycliste Midi Libre 1989 dont notre champion s'était adjugé le prologue, avant de terminer quatrième au général ? Je sais aussi qu'il était très abordable et sympathique avec les journalistes. Mes proches m'ont toujours dit que l'admiration se lisait dans mes yeu "comme si tu le couvais du regard ".

lundi 13 août 2018

Inoubliable Stan Ockers

J'avais 13 ans et ce jour d'octobre j'ai pleuré en apprenant la mort accidentelle de l'un de mes champions préférés. Il s'appelait Stan Ockers. Aussitôt, le collégien que j'étais a pris sa plume pour envoyer une lettre de condoléances à sa famille. Je ne m'attendais pas à une réponse et pourtant elle me parvint sous forme de ce faire-part de deuil accompagné d'un mot de remerciement. Aujourd'hui, près de 62 ans plus tard, j'ai retrouvé cette carte qui suscite toujours chez moi une vive émotion.


 Biographie de Stan Ockersll termine deuxième du Tour de France en 1950 et en 1952 et remporte le classement par points du Tour de France en 1955 et 1956. En 1955, il remporte la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège ainsi que le championnat du monde à Frascati, près de Rome (Italie). Le 29 septembre 1956, il fait une violente chute sur la piste du Palais des sports (Sportpaleis) d’Anvers et meurt le 1er octobre des suites de ses blessures. En Belgique, cette mort tragique déclenche en quelque sorte un deuil national, et Eddy Merckx, alors âgé de 11 ans, et grand admirateur de Stan Ockers, en est très affecté.
En 1957 est érigé en son honneur un monument commémoratif dans la localité ardennaise de Gomzé-Andoumont (entité de Sprimont), le long de la côte des Forges, sur le parcours habituel de la course Liège-Bastogne-Liège. À l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort est apposée dans sa commune natale de Borgerhout (aujourd’hui dans la commune d’Anvers) une plaque commémorative dans la rue qui porte son nom, la Stan Ockersstraat.
Il est inhumé à Borgerhout.. (Source Wikipedia)

vendredi 27 juillet 2018

Une visite de Jan Janssen

Il y a quelques années, mon ami Hubert Ferrer, vainqueur du Grand Prix de Plouay 1960, m'a fait la surprise de venir dans mon bureau de Perpignan accompagné de Jan Janssen. Le très sympathique lauréat du Tour de France 1968 apprécie cette région qui l'a vu s'illustrer notamment sur le Grand Prix Midi Libre.


dimanche 20 mars 2016

Une performance historique

"Une performance historique", c'est la formule employée par Céline Géraud dans Stade 2 pour saluer la victoire d'Arnaud Démare dans la 107e édition de Milan-San Remo. Effectivement, on ne peut que tirer un grand coup de chapeau au sprinter français qui au terme d'un sprint magistral a devancé tous ses rivaux.

En marge de ce succès, on retiendra aussi la sereine assurance avec laquelle le coureur de la FJD a mis fin à une polémique émanant de deux "mauvais perdants". Ceux-ci l'accusent de s'être accroché à la voiture de son équipe après une chute dans la montée de la Cipressa. Arnaud Démare a répondu - avec le sourire - qu'en cas de tricherie de sa part il aurait immédiatement sanctionné par un commissaire à moto roulant près de lui. De plus, pour faire justice de cette accusation, Démare a aussitôt mis en ligne ses données informatiques de course (puissance, vitesse, cadence de pédalage) qui ne dénotent aucune accélération anormale sur cette portion de parcours.
Dont acte. Et encore bravo Arnaud Démare.

lundi 7 mars 2016

La belle équipe

Aux championnats du monde de cyclisme sur piste à Londres les Français n'ont pas particulièrement brillé. A l'exception de ces deux-là, qui n'étaient sur un vélo mais derrière leur micro : Nicolas Geay et Florian Rousseau se sont distingués par la qualité de leurs commentaires. Sobres et précis, sans blabla inutile ni chauvinisme exacerbé, ils ont apporté du sang neuf et du tonus à un exercice qui, il faut bien l'avouer, dans cette discipline sportive et sur les antennes de la télé publique, paraissait ces derniers temps un peu à bout de souffle.

On espère les retrouver souvent, et dans les mêmes premiers rôles, au cours de la saison cycliste (sans pour autant se priver de l'expertise de notre Jaja national). Mention spéciale aussi pour leur compère Pierre-Etienne Léonard,  l'homme du bord de piste préposé aux interviews. La pertinence de ses questions, sa verve et son allant méritaient bien un coup de chapeau. Et puisque nous en sommes aux compliments, saluons aussi les prestations du trio Patrick Chassé, Eric Boyer, Claire Bricogne lors du direct de la Drôme Classic, sur L'Equipe 21. Les concernant ce n'est pas - et depuis quelque temps déjà - une révélation mais une nouvelle confirmation.

jeudi 25 juin 2015

Audrey Cordon sur la plus haute marche

Elle a enfin obtenu la grande victoire qu'elle visait depuis son entrée dans la cour des grandes ! Audrey Cordon-Ragot s'est adjugée à 25 ans le titre de championne de France du contre-la-montre en devançant de 22 secondes Aude Biannic et de 34 secondes Pauline Ferrand-Prévot, la tenante du titre, au terme des 27 km de course, ce jeudi matin à Chantonnay-en-Vendée. Jeannie Longo, 56 ans, a pris la 13e place à plus de deux minutes de Cordon, qui remporte son premier titre national chez les élites. La native de Pontivy, en Bretagne, avait déjà été titrée en espoirs (2011) et n’avait échoué que de deux secondes en 2014 au Futuroscope près de Poitiers. «Cela fait trois ans que je tournais autour de ce titre. L’an passé, c’était vraiment rageant, a-t-elle expliqué. Aujourd’hui, je ressens un énorme soulagement.»

lundi 8 juin 2015

Jaja au micro

Avec Laurent Jalabert au départ, à Carcassonne, de la cyclosportive portant son nom. Il n'était pas encore de l'autre côté de la caméra où il officie aujourd'hui en tant que - talentueux - consultant. La photo date de la fin des années 90. Si loin déjà...

samedi 18 avril 2015

Hopper et le Diable rouge

Edward Hopper appréciait particulièrement le cyclisme sur piste. Entre 1935 et 1937, il se rendit souvent au Madison Square Garden pour assister à des courses de Six Jours, au grand dam de son épouse Josephine qui aurait préféré le voir devant son chevalet. De cette longue période de gestation naquit un nouveau chef-d’œuvre, cette scène criante de vérité.
Hopper aurait pu peindre la course elle-même, un départ groupé, une arrivée au sprint, le public…, ce n’était pas son genre. Fidèle à ses principes, il a isolé une partie du décor et privilégié une sorte d’instantané. En l’occurence ce cycliste au repos dans le quartier des coureurs. Comme souvent dans ses tableaux, les deux personnages ne se regardent pas ni ne regardent dans la même direction. Qui était ce coureur solitaire perdu dans ses pensées ? Dans une de ses lettres, le peintre avoue ne pas souvenir de son nom : “I was unable to remember the name of the rider, only that he was young and dark and quite French in appearance. I did not attempt an accurate portrait, but it resembles him in a general way” (“J’étais incapable de me rappeler son nom, simplement qu’il était jeune, sombre et très Français d’apparence. Je n’ai pas cherché à faire un portrait exact mais plutôt ressemblant”.)
En fait, les recherches menées à propos de ce tableau me l’ont confirmé, le coureur s’appelait Alfred Letourneur. Né en 1907 à Amiens, mort en 1975 à New York, il fut professionnel de 1928 à 1942. Surnommé le Diable rouge, il avait remporté une vingtaine de courses sur piste en Amérique du nord et au Canada, avant la guerre, et s’était fixé aux Etats-Unis. A son palmarès figurent notamment deux records : le 22 octobre 1938, il atteint 147,058 km/h sur l’autodrome de Linas-Montlhéry, France, derrière une moto; le 17 mai 1941, il atteint 175,35 km/h à Bakersfield, États-Unis, derrière une voiture. Se doutait-il qu’il serait immortalisé un jour par le talent de Hopper ?

mercredi 15 avril 2015

Les adieux de sir Wiggins

Le dimanche 7 juin prochain, le record de l'heure a de fortes chances de tomber sous les coups de pédales de sir Bradley Wiggins. Le vainqueur du Tour de France 2012 compte ajouter un nouveau fleuron à sa carrière exceptionnelle en s'attaquant à ce record, actuellement détenu par l'Australien Rohan Dennis (52, 491 km, le 8 février). Le 2 mai, à Manchester, son compatriote Alex Dowsett effectuera lui aussi une tentative.
«Le record de l'heure est un Graal pour tous les cyclistes, a rappelé Wiggins, qui souhaite disputer les Jeux de Rio, en 2016, sur la piste. Il a été disputé becs et ongles par les plus grands noms de notre sport pendant plus de cent ans, et il est temps pour moi d'effectuer une tentative.» «Je suis ravi de voir un coureur du calibre de Bradley - un champion olympique et un vainqueur du Tour - attiré par la perspective d'entrer dans la légende du record de l'heure, s'est félicité Brian Cookson, le patron de l'UCI. Je suis impatient de voir ce qu'il peut faire dans un des plus difficiles défis de notre sport.»
Le Britannique a fait ses premiers adieux à la compétition sur route dimanche dernier au terme de la classique Paris-Roubaix, où il s'est classé 18eme. Il n'en devrait pas moins participer au premier Tour du Yorkshire, du 1er au 3 mai, afin d'y présenter sa propre équipe continentale, le Team Wiggins aux couleurs bleu nuit et rouge. En apothéose, il compte décrocher en 2016 la médaille d'or de la poursuite par équipes aux Jeux Olympiques de Rio.